Oui, les pharmaciens peuvent vacciner en France aujourd’hui, mais dans un cadre précis. Depuis l’extension des compétences par le décret du 8 août 2023, l’officine peut participer à une part importante de la vaccination pour les personnes de 11 ans et plus, avec des limites liées au vaccin, à l’âge et à certaines situations médicales.
La réponse varie selon l’âge, le type de vaccin et la possibilité pour le pharmacien de prescrire ou seulement d’administrer l’injection. Les sections qui suivent détaillent les vaccins concernés, les cas où une ordonnance reste nécessaire, le remboursement et les situations particulières. Pour aller plus loin, les règles applicables sont précisées point par point.
- 💡 Vaccination en pharmacie elle est autorisée pour les personnes de 11 ans et plus dans le cadre général
- 💡 Prescription par le pharmacien elle dépend du vaccin et du profil médical de la personne
- 💡 Ordonnance médicale elle reste nécessaire dans plusieurs cas, notamment hors champ officinal
- 💡 Tarif de l’acte il est de 9,60 € avec prescription du pharmacien et de 7,50 € si la prescription existe déjà
Les pharmaciens peuvent-ils vacciner aujourd’hui en France ?
Oui. Les données réglementaires montrent que le pharmacien d’officine, de pharmacie mutualiste ou de secours minière peut aujourd’hui prescrire et administrer plusieurs vaccins, sous réserve d’avoir suivi la formation requise, déclaré son activité à l’Ordre et exercé dans une officine conforme au cahier des charges. Cette activité reste facultative, selon l’article L.5125-1-1 A du code de la santé publique.
L’extension récente vise à améliorer l’accès à la prévention. Elle s’appuie notamment sur le décret du 8 août 2023 et sur les arrêtés qui fixent les conditions techniques et pédagogiques. Le cadre a encore évolué en 2024 et 2025 pour préciser quels professionnels peuvent administrer certains vaccins en pharmacie. Pour aller plus loin, les dates et compétences exactes apportent le contexte utile.
Depuis quand la vaccination en pharmacie est-elle autorisée ?
La vaccination en officine a d’abord concerné la grippe. Elle a été expérimentée puis généralisée à partir de 2019. Une nouvelle étape est intervenue fin 2021, avec l’ouverture plus large de la prescription et de l’administration de vaccins du calendrier vaccinal pour les personnes de 11 ans et plus, sous conditions de formation.
Depuis novembre 2022, il était déjà possible, à partir de 16 ans, de faire en pharmacie 14 vaccins avec ordonnance selon les synthèses diffusées par plusieurs acteurs du secteur. Le décret du 8 août 2023 a consolidé et élargi ce cadre. L’arrêté du 4 décembre 2024 puis celui du 19 décembre 2025 ont ensuite ajusté les profils autorisés à intervenir. Pour aller plus loin, le point décisif reste de distinguer prescription et simple injection.
Dans quels cas le pharmacien peut-il prescrire et administrer le vaccin ?
Le pharmacien peut assurer tout le parcours vaccinal lorsqu’il entre dans son champ de compétence. Cela suppose une formation spécifique, une déclaration auprès de l’Ordre national des pharmaciens et un local répondant aux conditions techniques prévues par l’arrêté du 8 août 2023 modifié. La formation à la prescription représente 10 h 30, et celle à l’administration 7 heures en présentiel selon les référentiels cités par MSD et le CNOP.
D’autres professionnels peuvent intervenir en officine, mais avec un rôle plus restreint. Les préparateurs formés et les étudiants de 6e année en stage ou disposant d’un certificat de remplacement peuvent administrer certains vaccins, sans pouvoir les prescrire. Depuis le 27 décembre 2025, certains profils, comme des étudiants de 2e cycle hors stage et des pharmaciens retraités, ne sont plus autorisés à vacciner dans ce cadre. Pour aller plus loin, il faut ensuite regarder quels vaccins sont réellement concernés.
Quels vaccins puis-je faire en pharmacie ?
La pharmacie peut prendre en charge une partie importante des vaccins du calendrier vaccinal. Les sources disponibles citent notamment la grippe, la COVID-19, le DTP, la coqueluche, l’hépatite A, l’hépatite B, le pneumocoque, le zona, le HPV, la rage et plusieurs vaccins contre les méningocoques. Cette extension a pour objectif d’augmenter la couverture vaccinale en rapprochant l’acte du lieu de vie.
Cette ouverture ne signifie pas que tous les vaccins peuvent être prescrits librement en officine dans tous les contextes. Les vaccins du voyageur constituent la principale limite pratique, et certains vaccins vivants posent des restrictions chez les personnes immunodéprimées. Pour aller plus loin, la distinction entre calendrier vaccinal et situations hors cadre reste essentielle.
Les vaccins du calendrier vaccinal réalisables en officine
Les données communiquées par les sources professionnelles et institutionnelles montrent que le pharmacien peut intervenir sur l’ensemble des vaccins du calendrier vaccinal, sous réserve du respect des contre-indications et des règles de prescription. Cela inclut par exemple le DTP-coqueluche, dont les rappels adultes sont recommandés à 25 ans, 45 ans, 65 ans puis tous les 10 ans à partir de 75 ans.
Le HPV entre aussi dans le champ officinal. Il est recommandé chez les filles et les garçons de 11 à 14 ans, avec rattrapage jusqu’à 19 ans révolus, et jusqu’à 26 ans pour certains hommes selon les recommandations rappelées par Doctolib. La vaccination antirabique et certains vaccins méningococciques peuvent également être administrés en pharmacie dans les situations prévues. Pour aller plus loin, les exclusions permettent d’éviter les confusions les plus fréquentes.
Quels vaccins ne peuvent pas être faits en pharmacie ?
La limite la plus claire concerne les vaccins du voyageur. La réglementation ne permet pas au pharmacien de prescrire ou d’administrer un vaccin uniquement motivé par un départ à l’étranger chez une personne en bonne santé. L’exemple souvent cité est celui de l’hépatite A demandée avant un séjour, quand elle relève uniquement du contexte de voyage.
Dans ces situations, une ordonnance médicale ou une orientation vers un médecin ou un centre de vaccination reste nécessaire. Il existe toutefois des exceptions pour des personnes à risque ou pour des vaccins déjà indiqués hors voyage. La frontière pratique repose donc sur l’indication du vaccin et non sur le nom du vaccin seul. Pour aller plus loin, l’âge et le statut de mineur modifient aussi les règles d’accès.
À partir de quel âge les pharmaciens peuvent-ils vacciner ?
Le seuil général retenu par les sources récentes est de 11 ans. En pratique, la pharmacie peut vacciner les personnes de 11 ans et plus pour les vaccins entrant dans son champ de compétence. Cette borne d’âge figure dans plusieurs références concordantes, dont le CNOP, Pharmaprat et MSD Connect. Elle structure aujourd’hui la plupart des parcours vaccinaux en officine.
Une exception existe pour la COVID-19, avec une vaccination possible en officine à partir de 5 ans selon les synthèses disponibles. Les mineurs restent toutefois soumis à des règles spécifiques selon le vaccin, en particulier pour le HPV. Pour aller plus loin, il faut distinguer la règle générale de l’autorisation parentale requise dans certains cas.
Règle générale pour les personnes de 11 ans et plus
La règle de base est simple : à partir de 11 ans, le pharmacien peut vacciner dans le cadre des compétences qui lui sont reconnues. Cette possibilité couvre une partie large de la prévention courante, avec un intérêt opérationnel pour les rappels, la grippe, la COVID-19 ou certains vaccins ciblés comme le HPV. Les données sectorielles soulignent que cette proximité améliore l’accès rapide à l’acte.
Cette règle ne dispense pas de vérifier l’éligibilité. Le professionnel doit apprécier l’âge exact, l’indication, les antécédents vaccinaux et la présence d’une éventuelle contre-indication. Le contrôle préalable fait partie du parcours, au même titre que la traçabilité et la transmission de l’information. Pour aller plus loin, les mineurs ne relèvent pas tous des mêmes formalités administratives.
Cas particuliers pour les mineurs et l’autorisation parentale
Le cas le plus explicitement encadré concerne la vaccination contre le HPV chez les mineurs. Les informations disponibles indiquent qu’une autorisation parentale des deux parents est nécessaire pour cette vaccination en officine. Cette exigence distingue le HPV d’autres actes vaccinaux plus simples sur le plan administratif.
La pharmacie doit donc vérifier non seulement l’âge et l’indication, mais aussi les documents nécessaires avant l’injection. Cette vérification évite un refus au moment du rendez-vous et sécurise la facturation comme la traçabilité. Pour aller plus loin, la question de l’ordonnance reste déterminante dans plusieurs situations concrètes.
Les pharmaciens peuvent-ils vacciner sans ordonnance ?
Dans certains cas, oui. Le pharmacien peut prescrire puis administrer le vaccin lorsqu’il agit dans le cadre de ses compétences et que la situation clinique ne présente pas de restriction particulière. Cette possibilité fait partie du mouvement d’élargissement des missions de prévention. Elle évite une consultation distincte lorsque le vaccin relève clairement du calendrier vaccinal et que le patient est éligible.
Dans d’autres cas, une ordonnance médicale reste nécessaire. La différence dépend moins du lieu que du type de vaccin, du statut du patient et du motif de la demande. Les tarifs de l’acte reflètent d’ailleurs cette distinction, avec 9,60 € quand le pharmacien prescrit et vaccine, contre 7,50 € quand la prescription existe déjà. Pour aller plus loin, il faut regarder les deux configurations séparément.
Quand une prescription du pharmacien est possible
La prescription par le pharmacien est possible pour les vaccins qui entrent dans le champ autorisé par les textes, à condition que le professionnel ait suivi la formation dédiée à la prescription, d’une durée de 10 h 30. Cette formation couvre les maladies à prévention vaccinale, le calendrier vaccinal, la traçabilité et la pratique de prescription. Elle vise à sécuriser l’analyse d’éligibilité avant l’acte.
Lorsque toutes les conditions sont réunies, la pharmacie peut donc assurer une prise en charge complète, de l’information jusqu’à l’injection. Ce schéma facilite l’accès pour des rappels ou des vaccinations recommandées de routine. Il ne s’applique toutefois pas aux situations exclues par la réglementation ou à certains profils médicaux spécifiques. Pour aller plus loin, les cas qui imposent encore un médecin restent clairement identifiables.
Quand une ordonnance médicale reste nécessaire
Une ordonnance médicale reste nécessaire quand le vaccin sort du cadre officinal ou quand la situation du patient impose une évaluation médicale préalable. C’est le cas typique des vaccins du voyageur, qui ne peuvent pas être prescrits par le pharmacien pour un simple départ à l’étranger. C’est aussi le cas de certaines situations complexes impliquant un vaccin vivant chez une personne immunodéprimée.
Il peut également arriver que la pharmacie ne réalise que l’administration d’un vaccin déjà prescrit par un médecin, une sage-femme ou un autre prescripteur habilité. Dans cette hypothèse, le tarif de l’acte est de 7,50 €, hors cas spécifique de la COVID-19 facturée 7,90 € pour l’injection selon les données citées. Pour aller plus loin, l’immunodépression constitue l’une des limites médicales les plus importantes.
Les pharmaciens peuvent-ils vacciner les personnes immunodéprimées ?
La réponse dépend du type de vaccin. Les personnes immunodéprimées ne sont pas exclues de toute vaccination en pharmacie, mais la prescription de vaccins vivants atténués par le pharmacien n’est pas autorisée pour elles. Les sources concordantes indiquent que ces situations doivent être évaluées par le médecin traitant. Cette règle vise à limiter un risque évitable dans des profils plus fragiles.
Pour les vaccins non vivants, la situation peut être différente, selon l’indication et l’évaluation médicale antérieure. La prudence pratique consiste à vérifier le dossier et, si besoin, à orienter vers le médecin avant toute injection. Pour aller plus loin, la nature du vaccin reste le premier critère à examiner.
Limites pour les vaccins vivants atténués
Les vaccins vivants atténués comprennent notamment des vaccins comme le ROR ou la varicelle dans certains contextes. Chez une personne immunodéprimée, le pharmacien ne peut pas les prescrire dans le cadre officinal. Cette restriction figure dans les synthèses diffusées par MGEFI et Pharmaprat et constitue une borne réglementaire claire.
Dans ce type de dossier, la pharmacie doit orienter vers un médecin afin d’évaluer le rapport bénéfice-risque et la compatibilité avec l’état immunitaire. Cette étape évite une décision inadaptée prise sur la seule base du calendrier vaccinal théorique. Pour aller plus loin, les demandes liées au voyage obéissent elles aussi à un régime distinct.
Peut-on se faire vacciner en pharmacie avant un voyage ?
Pas dans tous les cas. Le cadre actuel ne permet pas au pharmacien de prescrire ou d’administrer un vaccin dans le seul cadre d’un voyage à l’étranger, lorsque cette indication ne relève pas déjà du calendrier vaccinal ou d’un facteur de risque reconnu. Cette limite concerne par exemple une demande d’hépatite A formulée par un voyageur sans autre indication médicale.
Une personne peut cependant se présenter avec une prescription médicale ou relever d’une situation à risque déjà reconnue par les recommandations. Dans ce cas, l’administration peut être envisageable selon le vaccin et le champ de compétence de la pharmacie. La distinction repose donc sur le motif de la vaccination. Pour aller plus loin, le déroulé concret de l’acte en officine aide à comprendre ce qui est vérifié avant l’injection.
Comment se déroule une vaccination en pharmacie ?
La vaccination en officine suit un parcours court mais encadré. Le professionnel recueille d’abord les informations utiles, vérifie l’éligibilité, contrôle la présence d’une ordonnance si nécessaire et confirme l’absence de contre-indication manifeste. Les sources grand public indiquent que l’acte se réalise souvent en quelques minutes et qu’il peut parfois être proposé sans rendez-vous selon l’organisation de la pharmacie.
Après l’injection, la pharmacie assure la traçabilité de l’acte et la transmission des informations selon les règles prévues par la formation et la réglementation. Cette étape compte autant que l’injection elle-même, car elle conditionne le suivi vaccinal. Pour aller plus loin, les vérifications préalables expliquent pourquoi certaines demandes sont acceptées et d’autres réorientées.

Prise d’information, vérification d’éligibilité et injection
Le parcours commence par une vérification de l’âge, du type de vaccin demandé, de l’existence d’une prescription préalable et de la situation médicale du patient. Le pharmacien recherche aussi des éléments comme une immunodépression, un antécédent particulier ou un motif de voyage qui pourrait sortir du cadre autorisé. Ce tri relève de la sécurité du soin avant toute préparation de dose.
Si le dossier est conforme, l’injection est réalisée dans un espace répondant au cahier des charges technique. La formation à l’administration, d’une durée de 7 heures, comprend d’ailleurs une partie pratique sur mannequins. Le professionnel enregistre ensuite l’acte et transmet l’information selon les procédures prévues. Pour aller plus loin, le coût de cet acte varie selon que la pharmacie prescrit ou non.

Comment sont remboursés les vaccins administrés en pharmacie ?
Le remboursement combine deux éléments distincts : l’acte vaccinal et le vaccin lui-même. Le tarif de l’acte varie selon l’existence ou non d’une prescription faite par le pharmacien. Le remboursement du produit dépend ensuite du vaccin concerné et du profil de la personne, car l’Assurance maladie n’applique pas un taux unique à tous les vaccins.
Cette distinction évite les confusions au comptoir. Un vaccin peut être réalisable en pharmacie, mais ne pas être remboursé au même niveau qu’un autre. Les exemples disponibles montrent des écarts significatifs selon les indications. Pour aller plus loin, il faut séparer le prix de l’acte du niveau de prise en charge du produit vaccinal.
Tarif de l’acte selon qu’il y ait prescription du pharmacien ou non
Les montants cités par les sources pratiques sont les suivants : 9,60 € lorsque le pharmacien prescrit puis administre le vaccin, et 7,50 € lorsqu’un autre prescripteur a déjà établi l’ordonnance ou quand la pharmacie réalise uniquement l’injection. Pour la COVID-19, l’injection est indiquée à 7,90 € dans les références utilisées.
Ces sommes peuvent être remboursées en partie ou en totalité lorsque le vaccin lui-même ouvre droit à une prise en charge. La facturation dépend donc de la configuration du parcours vaccinal. Il est utile de vérifier ce point avant l’acte, surtout lorsque la demande ne relève pas d’une campagne courante. Pour aller plus loin, les taux de remboursement du produit vaccinal doivent être regardés séparément.
Prise en charge du vaccin par l’Assurance maladie selon le vaccin concerné
Le vaccin n’est pas remboursé de la même manière selon l’indication. Les exemples cités montrent que le vaccin contre le pneumocoque peut être pris en charge à 65 % par l’Assurance maladie. Le vaccin contre le zona est indiqué comme remboursé à 30 % pour les personnes de 65 à 74 ans dans la source utilisée.
Ces différences imposent une vérification au cas par cas. La pharmacie peut informer sur le cadre général, mais le remboursement final dépend du vaccin exact, de l’âge et parfois de la situation de risque. Cette étape évite les mauvaises surprises au moment du paiement. Pour aller plus loin, la recherche d’une officine équipée constitue la dernière étape pratique.
Comment trouver une pharmacie qui propose la vaccination près de chez moi ?
Toutes les pharmacies ne proposent pas la vaccination, car cette activité reste facultative. Une officine doit disposer d’un pharmacien formé, avoir déclaré son activité à l’Ordre et respecter les conditions techniques prévues par le cahier des charges. Une recherche via les annuaires de prise de rendez-vous, le site de certaines enseignes ou un appel direct permet généralement de vérifier rapidement la disponibilité du service.
Il reste utile de demander dès le premier contact si la pharmacie peut prescrire, seulement administrer, ou prendre en charge un vaccin précis comme le HPV, le zona ou la rage. Cette précision fait gagner du temps et limite les déplacements inutiles. Les règles ont beaucoup évolué entre 2019 et 2026, ce qui explique des pratiques différentes selon les officines et leur niveau d’équipement.
Le cadre français confie désormais aux pharmaciens un rôle central dans la prévention vaccinale, avec un accès facilité pour de nombreux rappels et vaccinations courantes. La bonne lecture du motif de vaccination, du type de produit et du statut du patient reste toutefois indispensable pour savoir si l’officine peut prescrire, injecter ou orienter vers un médecin.



